FLOPHIL 84

Catégories

Newsletter

Felix GRAS (1844-1901) - Poète - Félibre Vauclusien - Magistrat et notaire.

Félix GRAS (1844-1901) – Félibre - né à Malemort-du-Comtat le 3 mai 1844 et mort à Avignon le 4 mars 1901, est un poète, magistrat et notaire français.

Poème pour Louise Ouradou Poétesse Ariegoise - Entete FELIBRIGE - signature autographe.

Plus de détails


100,00 € TTC

Attention : dernières pièces disponibles !


Auteur de langue provençale, il fut capoulié du Félibrige à la suite de son beau-frère Joseph Roumanille.

Fils de Marie-Rose Bouscarle et de Jean-Pierre Gras, agriculteur aisé, il commença ses études au petit séminaire de Sainte-Garde, à Saint-Didier et les acheva à Béziers au Pensionnat tenu par les Frères des écoles chrétiennes jusqu'en 1860. Il découvrit la poésie à travers Homère et Mirèio (Mireille) paru en 1859. De retour dans le Vaucluse, il assista aux triomphes des félibres de la première génération et décida de suivre leurs traces. Cette voie lui fut facilitée par le mariage de sa sœur, en 1863, la félibresse Rose-Anaïs (1841-1920) avec Joseph Roumanille qui s'étaient connus aux « Jeux Floraux » d'Apt. Son talent et son enthousiasme conquirent immédiatement Frédéric Mistral.

  D'abord clerc, chez Jules Giéra, frère de Paul Giéra il s'installa ensuite comme notaire à Villeneuve-lès-Avignon. Ce fut là que ses convictions républicaines s'affirmèrent. Sa première pièce, La Carmagnole fut interdite et il cacha chez lui, en 1871, Peloux, un des dirigeants de la Commune de Marseille recherché par la police. Il réussit à faire publier, en 1876, son premier poème Li Carbonnié dans lequel il évoque le vin de 1792, qui fermente dans les cœurs pour chasser les princes du pouvoir. Ce fut en 1878 qu'il épousa la nièce de Roumanille et il se fit nommer juge de paix à Avignon, en avril 1879.

D'autres œuvres suivirent dont Toloza, en 1881, et Lou Romencero Provençau en 1887. Alors qu'il rencontre Alphonse Daudet et Bonaparte Wyse, descendant irlandais de l'empereur, et éminent provençaliste, il fait publier Lou catechisme dou bon félibre qui parut ensuite dans le journal l'Aïoli. S'étant lié d'amitié avec Paul Saïn qui fit de lui plusieurs portraits.

Il profita de la célébration du premier centenaire de la Révolution pour balayer les ultimes tentatives de dénigrements de celle-ci y compris chez les félibres tenants de la restauration monarchique. Ce qui lui valut de faire, en 1891, le discours d'inauguration du Monument du centenaire du rattachement d'Avignon à la France, en 1890 en présence de Sadi Carnot, président de la République. Puis, un an plus tard, alors qu'il venait d'être nommé Capoulié du Félibrige, de prononcer un fervent discours républicain à Carpentras. En cette même année 1891, parait son recueil Li Papalino.

Il se consacra dès lors à son œuvre majeure, Li Rouge dóu Miejour (Les Rouges du Midi), qui lui valut une réputation nationale et internationale. Publiée d'abord en feuilleton dans la journal Le Temps, son épopée révolutionnaire parue conjointement à New York et en Angleterre où elle fit l'admiration du premier ministre Gladstone en 1896.

Traduit ensuite en suédois, son ouvrage fut publié en 1900 en français par l'éditeur de Victor Hugo. À côté du succès de librairie qu'elle provoqua, cette édition lui valut les foudres de Charles Maurras et les réserves de Frédéric Mistral qui dénonça « un carnaval et un bourbier politicien extraordinaires ». Le poète décéda en 1901 et sur sa tombe à Malemort, il avait voulu que fût gravé :  Ame moun vilage mai que toun vilage, ame ma Prouvènço mai que ta prouvinço, ame la Franço mai que tout. »

Aucun commentaire n'a été publié pour le moment.

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster des commentaires.