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CONVENTION NATIONALE COMITE DE LA GUERRE LE 20-12-1794 SUPERBE ENTETE AVEC 6 SIGNATURES DE PREMIER PLAN.

CONVENTION NATIONALE 20-12-1794 - GRIFFE FORMAT CURSIVE BLEU CONVon NATle - SUPERBE LETTRE ENTETE AVEC 6 SIGNATURES DE PREMIER PLAN : Nicolas François Marie ENLART, Etienne Edouard Nicolas DE CALON, Emmanuel Pierre LE TOURNEUR, Alexandre Paul Guérin de Tournel de Joyeuse de Chateauneuf RANDON, Edouard Jean-Baptiste MILHAUD, Antoine LEMANE.

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Nicolas François Marie ENLART

 Membre de la Convention et représentant aux Cent-Jours, né à Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais) le 25 mars 1760, mort à Montreuil-sur-Mer le 25 juillet 1842, il était fils de François-Jean-Baptiste Enlart, avocat au parlement, et de Marie-Marguerite-Isabelle-Séraphine Wallart.

Il suivit la carrière paternelle et fut avocat à Montreuil avant la Révolution. Partisan des idées nouvelles, il fut élu, le 30 juin 1790, administrateur du département du Pas-de-Calais, se démit de ses fonctions au 10 août 1792, et devint président du district de Montreuil.

Energiquement soutenu par Le Bas dans la réunion électorale à Calais, il fut élu, le 8 septembre 1792, membre de la Convention pour le département du Pas-de-Calais, le 8e sur 11, par 573 voix sur 764 votants. Il siégea parmi les modérés. Lors du procès de Louis XVI, il présenta à la Convention un projet de décret renvoyant le jugement du roi à 96 délégués des peuples libres de la Suisse, de la Belgique et du ci-devant comté de Nice. Il vota oui sur la culpabilité de Louis XVI, rejeta la proposition d'appel au peuple, et s'absenta afin de ne pas voter sur le sursis, après avoir répondu au 3e appel nominal: « Les rois chassés du trône n'y sont jamais remontés; les rois qui ont trouvé des Brutus ont eu des successeurs; ceux qui ont péri sur l'échafaud ont été remplacés par des Cromwell; je crois donc pouvoir m'écarter du Code pénal. Je demande que Louis soit enfermé dans une ville ou château quelconque pendant la guerre et banni à la paix. » En octobre 1793, il fut chargé de procéder à la vente du mobilier du château de Marly; il présenta aussi quelques rapports administratifs et fut délégué à Meudon auprès du comité militaire.

Rentré dans sa ville natale, il fut juge de paix de Montreuil le 10 brumaire an IV, et refusa en l'an VI le poste d'administrateur du département. Après le coup d'Etat de brumaire, il fut nommé par le gouvernement consulaire président du tribunal civil de Montreuil (7 messidor an VIII); il occupa ce poste jusqu'en 1815, et, le 13 mai 1815, fut élu, au collège de département du Pas-de-Calais, représentant à la Chambre des Cent-Jours, par 49 voix sur 96 votants.

Pendant cette période, il avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur, mais la Restauration refusa de reconnaître sa nomination, qui ne fut ratifiée qu'en novembre 1831 par le gouvernement de Juillet. M. Enlart ne fut remis en possession de son siège de président du tribunal civil qu'en 1818. Remplacé par son fils en 1831, il fut nommé président honoraire.

Etienne Edouard Nicolas DE CALON

député à l'Assemblée législative de 1791 et membre de la Convention, né à Grandvilliers (Oise), le 3 novembre 1726, mort à Paris, le 4 juin 1807, avait suivi la carrière des armes, et était officier d'état-major et chevalier de Saint-Louis, au moment de la Révolution, dont il adopta chaudement les idées. Nommé administrateur du département de l'Oise, il fut élu, le 3 septembre 1791, député de ce département à l'Assemblée législative, par 286 voix sur 459 votants ; il siégea parmi le parti hostile à la cour, tout en soutenant les principes constitutionnels. Au 10 août 1792, il était un des inspecteurs de la salle (questeur), et il promit au roi, enfermé dans la loge du logographe, le secours de la garde nationale, « s'il voulait se séparer des courtisans qui le conseillaient si mal »; il de manda qu'on envoyât des commissaires aux Tuileries pour protéger ce palais contre l'incendie, et fit hommage, le 22 août, de sa croix de Saint-Louis en faveur des veuves et des orphelins des citoyens tués dans la journée du 10. Le même département l'élut membre de la Convention, le 4 septembre 1792, par 315 voix sur 627 votants : là, il prit place à la Montagne, vota, dans le procès du roi, contre le sursis et contre l'appel, et répondit seulement au 3e appel nominal : « La mort. » Envoyé en mission dans l'Yonne, du 11 au 28 messidor an II, il constata, dans une lettre à la Convention, que co-département était bien plus républicain que les départements voisins, «infectés d'enragés (de prêtres) » : « II paraît écrit-il, que ces êtres immoraux pullulent à Autun. »

Le 7 septembre 1793, il fut promu au grade de général de brigade, reprit du service actif après la session, et fut mis à la retraite sous le gouvernement consulaire.

Emmanuel Pierre LE TOURNEUR
membre de la Convention, né à Bonnétable (Sarthe) le 16 janvier 1755, mort à Paris le 17 mars 1830, marchand drapier au Mans, était président du district de cette ville, quand il fut élu, le 8 mai 1792, 1er député suppléant de la Sarthe à la Convention « a la pluralité des voix » sur 525 votants. Condorcet, élu septième, ayant déjà opté pour l'Aisne, Le Tourneur fut immédiatement admis à siéger. Il vota la mort dans le procès du roi, et remplit à l'armée du Nord une mission au cours de laquelle il ordonna l'arrestation de plusieurs officiers, et signa avec Cochon et Delbrel (6 août) l'ordre d'arrêter le général Hoche. Le 16 août suivant, on donna lecture à l'assemblée de diverses lettres du conseil général de la commune de Cambrai, inculpant la conduite de Le Tourneur et l'accusant, ainsi que ses collègues Delbrel et Colombel, d'avoir abandonné précipitamment la ville. L'affaire fut renvoyée au comité de salut public. Le 9 septembre suivant, la Convention rappela Le Tourneur et le remplaça par Bar. Sous le Directoire, Le Tourneur obtint une place d'inspecteur de la loterie.

Alexandre Paul Guérin de Tournel de Joyeuse de Chateauneuf RANDON

Député à l'Assemblée constituante de 1789, membre de la Convention, né à Tarbes (Hautes-Pyrénées), le 18 octobre 1757, mort à Epervans (Saône-et-Loire), le 22 octobre 1827, il appartenait à une ancienne et illustre famille qui compta parmi ses membres le fameux duc de Joyeuse. Venu jeune à Paris, Châteauneuf-Randon fut attaché à la maison du comte d'Artois, qui lui fit donner un brevet de capitaine de cavalerie.

Dès le début de la Révolution, il en embrassa les principes avec ardeur et, député de la noblesse aux états généraux (30 mars 1789), par la sénéchaussée de Mende, s'associa aux revendications du tiers. Il devint secrétaire de l'Assemblée, et y fit un rapport sur la bonne conduite du régiment de Toul-artillerie. Après la session, il fut nommé (11 septembre 1791) administrateur du département de la Lozère.

Puis, le 5 septembre 1792, ce même département le choisit pour un de ses députés à la Convention nationale, le 2e sur 5, « à la pluralité des voix » (225 votants).

Il siégea à la Montagne, prit la parole pour justifier le général Labourdonnaye, pour inculper le général Duhoux, pour faire décréter qu'il n'y avait pas lieu à arrestation contre Malus et d'Espagnac relativement à leurs marchés, et vota, en ces termes, pour la condamnation de Louis XVI :

« L'Assemblée a décrété, à l'unanimité, Louis convaincu de conspiration ; la loi le condamne à la mort. Les considérations politiques n'ont été invoquées que par le fanatisme et la tyrannie. Heureusement le règne en est passé. On parle d'une faction ; je n'y crois pas ; si je pouvais y croire, je ne la verrais que du côté de ceux qui mettent tant de méchanceté à supposer des partis. Mais, si quelque ambitieux osait attaquer la liberté, les bras du peuple sont levés, et je briguerais l'honneur de porter les premiers coups. Je vote pour la mort de Louis le Dernier. »

Châteauneuf-Randon fit partie du comité de sûreté générale, fut envoyé en mission dans la Lozère, puis à l'armée des Alpes, puis à Lyon, où il assista Couthon dans les opérations du siège et dans la répression de l'insurrection. Investi des pouvoirs les plus étendus dans toute la région et jusque dans les départements de l'Aveyron, du Gard, de l'Hérault, il prit la part la plus directe à la poursuite, à la défaite et à la condamnation capitale de Charrier (Voir ce nom), son ancien collègue de la Constituante, qui, à la tête des royalistes, avait soulevé le département de la Lozère. Dans le Cantal, il fit occuper Saint-Flour « qui avait, écrivait-il à la Convention, conservé monstrueusement ses murs et ses fortifications ». La lettre, du 18 décembre 1793, est datée de « Saint-Flour, dit le Fort-Cantal, mais bientôt le Fort-rasé ou le Fort-libre. »

Rentré à la Convention, Châteauneuf-Randon continua de s'y montrer un des plus ardents soutiens de la Montagne, même après la chute de Robespierre. Accusé de « vandalisme » par les contre-révolutionnaires de la commune de Saint-Flour, il échappa à grand peine à un décret d'arrestation.

Lorsque la Constitution de l'an III eut été établie, le Directoire utilisa l'énergie de Châteauneuf-Randon en lui confiant d'abord le commandement militaire du département de la Lozère, puis celui de la place de Mayence, avec le grade de général de brigade ; mais ses dissentiments avec le général Jourdan au sujet d'une « mise en réquisition » des habitants de l'Alsace le fit révoquer. Il se rendit à Paris, et accepta plus tard de Bonaparte (12 brumaire an X), le poste de préfet des Alpes-Maritimes ; il ne le garda, d'ailleurs, que peu de temps.

Edouard Jean-Baptiste MILHAUD
Membre de la Convention, né à Arpajon (Cantal) le 18 novembre 1768, mort à Aurillac Cantal) le 8 janvier 1833, il fut reçu, en 1788, élève au corps du génie de la marine, et passa, l'année suivante, sous-lieutenant au régiment des colonies.

Il fut nommé, en 1791, commandant de la garde nationale d'Arpajon, et, le 8 septembre 1792, fut élu député du Cantal à la Convention, le 2° sur 8, par 232 voix (354 inscrits).

Dans le procès du roi, il se prononça en ces termes contre l'appel au peuple et pour la mort au 2e appel nominal :

« On aurait du écarter de nous toute idée de soumettre à la sanction du peuple le jugement du ci-devant roi. La souveraineté de la nature est au-dessus de la souveraineté du peuple ; les peuples n'ont pas le droit de faire grâce aux tyrans ; et quand même l'impunité de la tyrannie serait autorisée par une déclaration nationale, la nature conserverait à chaque citoyen le droit de Brutus. La voix pusillanime des tribunes ne serait pas entendue; oser soutenir qu'une faction quelconque peut s'élever sur les débris du trône, c'est insulter il la souveraineté et à la majesté nationale, qui veut la république ou la mort ; oser recourir à la souveraineté du peuple pour le jugement d'un roi, c'est abuser de la souveraineté du peuple ; je suis donc d'avis d'écarter l'appel, et je dis non. »

Au 3e appel nominal :

« Je n'ose croire que de la vie un de la mort d'un homme dépende le salut d'au Etat. Les considérations politiques disparaissent devant un peuple qui veut la liberté ou la mort. Si on nous fait la guerre, ce ne sera pas pour venger Louis, mais pour venger la royauté. Je la dis à regret, Louis ne peut expier ses forfaits que sur l'échafaud. Sans doute des législateurs philanthropes ne souillent point le code d'une nation par l'établissement de la peine de mort ; mais pour un tyran, si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer. Je déclare que quiconque ne pense pas comme Caton n'est pas digne d'être républicain. Je condamne Louis à la mort ; je demande qu'il la subisse dans les vingt-quatre heures. »

Envoyé aux armées des Ardennes et du Rhin, il fit exécuter les mesures ordonnées par les comités ; à son retour, il fut successivement employé dans les comités des secours, de sûreté générale, des finances et militaire. Membre du club des Jacobins, il y fit, le 19 décembre 1793, la motion d'expulser du sol de la patrie tous les contre-révolutionnaires. Il eut il sévir contre les administrateurs de la Meurthe, et prit également contre les « aristocrates » des Pyrénées-Orientales des décisions rigoureuses. il transmit à la Convention les détails de la prise du fort Saint-Elme, de Port-Vendres et de Collioure. En mission dans l'Aude (en février 1791, il réquisitionna un jour les habitants pour décharger des fourrages militaires. N'ayant trouvé au travail « aucun muscadin ni aucune muscadine.» il imposa les riches de cent mille livres à payer de suite, sous peine de prison. De retour à Paris, il faillit être arrêté, sur la proposition de Girard de l'Aude, dans la journée du 12 germinal an III ; mais l'Assemblée passa à l'ordre du jour. Cependant la majorité thermidorienne le poursuivit fréquemment de ses accusations : on lui reprochait notamment d'avoir écrit aux Jacobins qu'il rivalisait d'énergie avec Saint-Just et Lebax dans les départements du Rhin.

Après la session, Milhaud reprit du service. Successivement capitaine au 14e régiment de chasseurs à cheval et chef d'escadron au 20e, il passa à l'armée d'Italie commandée par Bonaparte, et fut nommé, la 5 pluviôse au IV, chef de brigade au 5e dragons. Il se distingua dans plusieurs affaires, notamment à la Brenta, où il coupa la retraite à 3,000 Autrichiens, les força à déposer les armes, et s'empara de 8 pièces de canon, de 15 caissons et de drapeaux. À Bassano, il culbuta un bataillon hongrois ; à Saint-Michel, à Saint-Martin, prés de Vérone, il se comporta vaillamment. On l'employa ensuite à l'armée de réserve sous les ordres des généraux en chef Hédouville et Brune.

Favorable au coup d'Etat de brumaire an VIII, Milhaud fut nommé général de brigade le 15 nivôse suivant, et reçut une mission diplomatique dans le royaume de Naples et la Toscane. Peu après, il obtint le commandement de la ville de Mantoue, et, en 1803, celui de Gênes, qu'il quitta en 1805 pour passer à la grande armée. Il donna de nouvelles preuves de ses talents militaires dans la campagne de Prusse, et fut promu, le 30 décembre 1806, général de division. En 1808, étant en Espagne, il obtint la. croix de grand-officier de la Légion d'honneur (il était commandeur de l'ordre depuis le 25 prairial an XII), et le titre de comte de l'Empire. Appelé en 1813 à l'armée d'Allemagne, il se signala pendant la retraite à la tête de la cavalerie du 14e corps, passa au 5e corps pendant la campagne de France, et se battit bravement à Saint-Dizier, à Brienne et à Nangis.

Ayant donné son adhésion à la première Restauration, il fut nommé inspecteur général de cavalerie (1814) dans la 14e division militaire, et chevalier de Saint-Louis.

Il revint à Napoléon pendant les Cent-Jours, et assista à la bataille de Ligny, à la tête des grenadiers à cheval de la garde c'est dans la belle charge qu'il exécuta que la général Blücher fut renversé de cheval et ne dut sa liberté qu'au hasard.

Après le désastre de Waterloo, il se retira avec l'armée derrière la Loire, et fut un des premiers à adresser sa soumission à Louis XVIII.

Compris dans la loi d'exil au 12 janvier 1816, il obtint du roi un sursis indéfini, confirmé par l'ordonnance royale du 28 décembre 1818, qui lui laissa ses pensions et son grade dans la Légion d'honneur ; à la même date, il cessa d'être sous la surveillance de la police.

Marié, en 1822, à une riche marchande de nouveautés du Palais-Royal, il ne s'occupa plus de politique, et mourut dans sa propriété d'Arpajon, près d'Aurillac, à 66 ans.

Antoine LEMANE
Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Porrentruy (Suisse) en 1749, mort à une date inconnue, habitait sa ville natale, lorsque la Révolution éclata.

En 1793, la Rauracie, petite république enclavée dans l'évêché de Bâle, l'envoya prés de la Convention pour solliciter d'elle la réunion de ce pays à la grande République. Cette réunion ayant été opérée, la Rauracie et le Mouthelliard furent organisés en département, et Lémane fut élu, le 25 avril 1793, le 2e et dernier, « à la pluralité des voix » sur 75 votants, député du département du Mont-Terrible à la Convention.

Envoyé en mission à l'année de Rhin et Moselle (3 novembre 1793), il y fit exécuter les ordres des comités. Dans l'Assemblée, son rôle fut peu important.
Réélu, le 21 vendémiaire an IV, député du Mont-Terrible au Conseil des Cinq-Cents, par 27 voix sur 50 votants, il siégea jusqu'en l'an VI, et rentra ensuite dans la vie privée.
Fixé à Paris, il y exerça la profession de jurisconsulte, et c'est là probablement qu'il mourut.

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